July 28, 2014

Le Sénégal risque une sommation de la part du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa) pour nonrespect de certains critères de convergence. Dans les critères de convergence de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa), le Sénégal ne s’est pas conformé durant l’année 2012, à certains ratios édictés par l’organisation communautaire. Pour le critère relatif au solde budgétaire de base rapporté au produit intérieur brut (Pib) nominal, par exemple, appartenant au premier rang, le ratio doit être supérieur ou égal à 0. Alors qu’en 2012, l’indicateur du Sénégal est estimé à moins de 2,3%, a indiqué hier, Simisso Celestin Palenfo, chef de la Division des finances publiques de la Commission de l’Uemoa, lors d’un atelier se sensibilisation et de formation sur les directives des finances publiques de l’Uemoa, à l’intention de la société civile et de la presse. Le Sénégal risque d’être rappelé ainsi, à l’ordre. En effet explique le directeur des Finances de la commission de l’Uemoa, le Conseil des ministres sert une sommation aux pays qui ne respectent pas les critères de premier rang, afin qu’ils s’ajustent. «Pour l’année 2013, une recommandation est certainement en train d’être préparée pour le Sénégal, afin qu’il puisse prendre les dispositions nécessaires», dit-il. Concernant les critères de second rang, le Sénégal est en deçà du ratio du solde extérieur courant qui doit être supérieur ou égal à 5%. Le Sénégal est à un taux inférieur à 8,7%. Au-delà de ces deux critères de convergence, le Sénégal a cependant, réalisé durant l’année 2012, une bonne performance, selon M. Palenfo. Il assure que beaucoup de pays n’arrivent toujours pas à atteindre le niveau de convergence requis. Une étude est ainsi envisagée afin d’identifier les contraintes et d’apporter les solutions nécessaires. L’atelier vise à sensibiliser et à former les acteurs de la société civile et de la presse sur les directives de finances publiques. Toutes les six directives devaient être transposées au plus tard le 31 décembre 2011. A la date de ce jour, tous les Etats ne les ont pas encore transposées. «Le Sénégal est le seul à avoir transposé toutes ces six directives. Le Niger en a transposé cinq. Il avait promis de transposer la sixième au plus tard le 9 mai 2013», se réjouit le chef de la Division des finances de la commission. A cet effet exhorte-t-il, «le Sénégal doit veiller à ce que toutes les directives transposées soient appliquées ». L’application des dispositions des directives devraient commencer au plus tard le 31 décembre 2017. En plus de ces six directives, il y a deux autres qui vont être transposées. Il s’agit de la directive portant régime financier des collectivités territoriales et la directive portant comptabilité des matières. Un délai supplémentaire de 2 ans à compter du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2019, est accordé aux pays qui le souhaitent, pour l’application intégrale du principe de la constatation des droits et obligations et de la tenue de la comptabilité patrimoniale. Colonel Abdou Khadim Dieynali Niang du ministère de l’Economie et des Finances appelle les pays à revoir leur politique budgétaire, en mutualisant les forces. Aux yeux du coordonnateur de la cellule de suivi de l’intégration, les directives constituent une vision d’anticipation pour l’avenir. Quotidien.sn

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